Les Bibliothèques populaires en France à la fin du XIXe siècle. Créées pour permettre au peuple de s’éduquer et de se cultiver elles ont accompagné l’alphabétisation et le développement de l’instruction. En 1877, la bibliothèque populaire du Bois-d’Oingt était l’une des six bibliothèques rurales du département du Rhône...

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La Bibliothèque populaire du Bois-d'Oingt (cliquer)

Patrimoine culturel

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, le développement de l'instruction a été l'une des évolutions marquantes de la vie politique et sociale. La création de bibliothèques populaires est à relier avec ce mouvement.

 http://www.enssib.fr/le-dictionnaire/bibliotheques-populaires

Voir la synthèse" Les bibliothèques populaires en France à ravers le Bulletin de la société Franklin 1868-1879" par Claire Aude, Marie-Danielle Schaeffer et Bénédicte Terouanne travail réalisé en 1977.

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L'histoire de ces bibliothèques populaires suscite actuellement un nouvel intérêt.

En 2017, une exposition à la Bibliothèque nationale de France

 Les Parisiens et les touristes ont eu  jusqu’au 27 août 2017 pour profiter d’une exposition sur panneaux consacrée aux « sciences pour tous » (1850-1900) à la BNF.

 "Très vivante, bien documentée, cette exposition évoque entre autres bien des ouvrages de vulgarisation scientifique que l’on pouvait trouver dans les bibliothèques populaires. Un panneau est d’ailleurs plus particulièrement consacré à l’aventure collective de ces bibliothèques et des différentes associations qui donnaient des conférences pour tous."

bibliothèque populaire, Camille Fammarion

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En 2014, un colloque à Paris

 Les 6 et 7 juin 2014, s’est tenu à la bibliothèque de l’Arsenal (BnF) le colloque

« Les bibliothèques populaires d’hier à aujourd’hui »,

organisé par la Bibliothèque des Amis de l’Instruction (BAI) du 3e arrondissement de Paris  1, sous la direction d’Agnès Sandras (BnF, BAI) et de Jean-Yves Mollier (université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines).

Dix-sept intervenants, issus de différents horizons – historiens, sociologues, bibliothécaires… – ont tenté de faire le point sur ce qu’étaient (ce que sont encore ?) les bibliothèques populaires. Les différentes contributions, d’une très grande qualité, ont montré que le concept de bibliothèque populaire n’était pas toujours très facile à définir, qu’il n’était pas forcément une spécificité française, même si le modèle français était difficilement transposable à l’étranger. Les quelque 60 participants au colloque ont pu en même temps découvrir l’exposition   « Les bibliothèques populaires françaises au XIXe siècle », où étaient présentés de nombreux documents appartenant au fonds des recueils de la BnF, mais aussi à des fonds d’archives (BAI du 3e arrondissement, médiathèque de Vernon, Choisy-le-Roi, Meudon, bibliothèque populaire d’Asnières) ou à des collections privées.

 Dans sa conclusion, Jean-Yves Mollier a rappelé la grande diversité des modèles de ces bibliothèques qui se rattachaient souvent aux mouvements républicains d’alphabétisation, d’enseignement et étaient liées aux milieux de l’éducation populaire ou de l’éducation ouvrière. On trouve souvent des références aux Lumières et à la Révolution française. Au XIXe siècle, une bibliothèque populaire est à la fois républicaine, laïque et accueille aussi bien les ouvriers que les paysans. Les bibliothèques paroissiales peuvent être aussi considérées comme des bibliothèques populaires, car elles sont dédiées au plus grand nombre.

Quelques repères historiques:

En 1860, la circulaire Rouland encourage la création de bibliothèques scolaires.

En 1861 se fonde la Bibliothèque des Amis de l’Instruction (BAI) à Paris., bibliothèque associative destinée aux artisans et ouvriers. Tous les membres participent s’ils le souhaitent à la vie de la bibliothèque et à sa gestion quotidienne. La BAI est un véritable laboratoire dont les initiatives font parler : choix de livres "instructifs" et "délassants" par les lecteurs ; prêt des ouvrages y compris aux femmes...Le succès est immédiat, les BAI essaiment en région parisienne et en province, et servent bientôt de modèle en France et à l’étranger via la publication du Bulletin de la Société Franklin.

En 1867, à l'exposition universelle, plusieurs bibliothèques populaires sont récompensées, de même que Jean-Baptiste Girard et d’autres fondateurs de ce type de structures (Jean Macé, Édouard Charton, etc.)...

Elles ont été aussi sujet de polémiques sur le contenu des ouvrages à mettre à disposition. En 1867, Sainte-Beuve présenta le 25 juin un discours au Sénat  pour défendre ceux de ses collègues écrivains, menacés d'être exclus par des pétitions " moralisantes". Voltaire, Balzac, Rousseau, Michelet, George Sand, Renan... étaient cités dans ces listes.

Son intervention fut suivie d'une provocation en duel par l'un de ses adversaires.

Après 1880, ces bibliothèques populaires associatives déclinèrent,  remplacées peu à peu par un réseau de lecture publique et des bibliothèques municipales.

 

http://www.lechorepublicain.fr/chateaudun/social/2017/06/07/chateaudun-fait-revivre-sa-bibliotheque-populaire-dans-le-hall-de-lhotel-de-ville_12432974.html

 

En annexe:

 La science pour tous

 http://www.rfi.fr/emission/20170512-comment-science-est-elle-devenue-populaire

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