Terra Vitis : une viticulture raisonnée pour l'environnement. Fr3 présente cette certification- 15 novembre 2017

Viticulture raisonnée et démarche éco-responsable en Beaujolais

Le Beaujolais compte 1892 exploitants. Sur ces domaines souvent transmis de génération en génération, une tendance : un recul des produits de synthèse pour une meilleure prise en compte de l'environnement. La certification "Terra vitis", initiée en Beaujolais, a la cote.

Par Dolores Mazzola Publié le 15/11/2017 à 17:44

Terra Vitis, certification de viticulture raisonnée et reconnue, intègre une démarche de maintien et de développement de la biodiversité, des paysages viticoles et d’une terre vivante.

https://terravitis.com/presentation/

Viticulture raisonnée et démarche éco-responsable en Beaujolais


  Tendance forte de ces dernières années : limiter les produits de synthèse et prendre en compte la protection de l'environnement. Si tout le bio n'est pas possible partout, de nombreux viticulteurs se lancent dans l'agriculture raisonnée. Christian Conxicoeur et Aude Henry ont rencontré l'un d'entre eux. 15/11/17 -

Intervenants : David Méziat, Domaine de la Combe au Loup / Florence Hertaux, Animatrice Terra Vitis Beaujolais-Bourgogne / Raphaël Saint-Cyr, Domaine Saint-Cyr / Pierre Prost, Domaine de Javernand - France 3 RA

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Une étude épidémiologique sur les liens entre pesticides et cancers

est en cours dans le Beaujolais

Depuis  l'été dernier, le Beaujolais est le terrain d'une étude épidémiologique sur l'impact des pesticides sur les riverains des vignobles et autres cultures. Elle doit déterminer si la santé des habitants est fragilisée et s'ils risquent des cancers. Plus de 150 volontaires y participent.

Est-ce dangereux pour la santé de vivre à proximité de cultures où sont utilisés des pesticides ? Quel lien existe t-il entre cancer et pesticides ? C'est ce qu'essaye de déterminer depuis l'été dernier le canceropôle Lyon-Auvergne-Rhône-Alpes (CLARA) à travers une enquête de terrain, au milieu des vignes du Beaujolais. 

166 volontaires ont accepté de se prêter au jeu. Parmi eux, Jean-Pierre Danguin. Ce viticulteur retraité de 65 ans peut se vanter d'avoir un mode de vie sain. Il ne fume pas, ne boit pas et fais attention à sa santé. En somme, il est le patient idéal à l'enquête menée par le CLARA. 

Des volontaires peu inquiets

Si de mauvais résultats venaient à ressortir des analyses toxicologiques ou biologiques effectuées sur ses urines, son sang et ses cheveux, cela irait dans le sens d'un réel lien entre cancer et pesticides. 

Mais le viticulteur, qui a toujours vécu au milieu des vignes, n'est pas inquiet. "On a toujours respecté les doses prescrites pour l'usage de pesticides et j'essayais déjà d'avoir un traitement raisonné. On verra ce que l'étude révèlera mais je ne suis pas inquiet."

Voilà douze ans que Fabian Innocenti, 42 ans, habite à Ternand. S'il s'est porté volontaire pour l'enquête, c'est avant tout par curiosité. "Je me pose des questions comme quand je mange des produits du supermarchés. Je me demande ce que j'ingurgite."

Les deux volontaires devront attendre fin 2017 pour connaître les résultats. 

Un reportage de Daniel Pakonk, Pierre Lauchaux, Olivier Bodson avec :

  • Jean-Pierre Danguin
  • 65 ans, viticulteur retraité depuis 10 ans
  • Pr Béatrice Fervers, coordinatrice de l'étude Sigexposome
  • Fabian Innocenti, 42 ans, habitant de Ternand depuis 12 ans

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