Promesses non tenues à Val d'Oingt. En 2020 des réponses avaient été données concernant la politique culturelle et l'entretien du patrimoine. Bilan 2026 : presque tout reste à faire...
Les questions que nous avions posées aux candidats:
En 2020 nous interrogions sur la culture les candidats aux élections municipales (les 4 listes en présence), alors que la CCBPD venait d'obtenir la labellisation" Pays d'art et d'histoire" et de signer le contrat avec le Ministère de la culture et l'agglo de Villefranche.
Ce contrat impliquait le respect d'une politique d’urbanisme locale : avec la protection des monuments historiques, les opérations d'archéologie - la politique de restauration du patrimoine et les initiatives en faveur de la création et de la qualité architecturale, urbaine et paysagère, - la politique urbaine menée par la collectivité territoriale (aménagements, mise en valeur de l'espace public, des entrées de ville, etc.)- les actions de sensibilisation et de valorisation menées par les collectivités territoriales.
Une sensibilisation des publics à l’architecture, au patrimoine et au paysage: les habitants, les jeunes, les touristes
Nous posions la question : Quels sont les moyens culturels ? Il faut les améliorer car trop insuffisants.
Val d’Oingt est au cœur des Pierres dorées avec ses coteaux viticoles et son lien à la Vallée d’Azergues. La commune a des atouts considérables de patrimoine et de paysages et 1400 jeunes sont inscrits dans ses établissements scolaires. Nous avions listé les besoins, donné des priorités et un calendrier possible.
Les réponses et engagements de la liste élue étaient plutôt positifs et détaillés.
Où en est-on en 2026 ? Cela dépend du village. Oingt a pu réaliser des travaux de grande importance, qui auraient été impossibles sans le soutien du budget de Val d'Oingt. Saint-Laurent a terminé la restauration de la chapelle et aménagé la cantine de son école, déménagé sa bibliothèque... Les deux villages étaient encadrés par la protection des monuments historiques et avaient un maire délégué.
Pour le Bois-d'Oingt, pas de solution trouvées pour la reconnaissance d'un patrimoine à mettre en valeur et restaurer. Pas de salle disponibles, pas d'expositions possibles sur plusieurs jours, pas de systèmes d'accrochage, pas de salles équipées pour le son et l'image. Le cinéma vient bien au Bois-d'Oingt une fois par mois, grâce à l'Amicale laïque, mais ils amènent leur matériel. En 2020 nous avions pris l'exemple de la salle Cherpin, à Theizé. Rien de tel dans aucun des 3 villages, à disposition des associations..; Beaucoup de bénévolat non récompensé.
Des parti pris illogiques et réducteurs: le patrimoine du Bois-d'Oingt n'a pas d'intérêt... la culture sera à Saint-Laurent alors que les collèges sont au Bois-d'Oingt, à 6 km.
"La maison Pichat sera sociale... Le parc sera laissé un peu sauvage. Les arbres ne sont pas soignés et entretenus, les plantations nouvelles ne sont pas arrosées pendant les grandes sécheresses. Orties et lierres s'implantent au sol et grimpent sur les grilles et les murs. Les massifs de fleurs de la place de la Libération sont à l'abandon. Alors que le public des visiteurs est nombreux, l'église souvent visitée et admirée pour ses vitraux, la place de la Libération, carrefour de convivialité avec ses bancs et ses commerces .
Toute une politique à reconstruire pour faire de Val d'Oingt un ensemble bien géré.
Toute une politique relationnelle d'écoute pour remotiver les associations culturelles.
Ceux qui ont le pouvoir ne sont pas forcément ceux qui savent... mais au moins, ils peuvent se former et aussi écouter.
